Un outil d’analyse de ses possessions/consommation

En commençant à réfléchir vraiment  à ma consommation (car, je pensais, pour reprendre la page d’accueil de la famille zéro déchet « faire bien ») j’ai découvert le mouvement « minimaliste », le mouvement « declutterring » avec ses « dressing 333 «  et autres 150 astuces pour réduire sa garde robe et applis pour vérifier que toutes vos pièces vont bien ensemble, le mouvement zéro déchet et ses dizaines de blogs de recettes maisons.

Evidemment : tout est li.

Moi c’est parti du tri, suite au tri de la maison d’un proche après son décès (je l’explique ici, et fais un premier bilan ici ). Je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai pu supprimer tant de choses, en avoir toujours autant, sans pour autant (du tout) être une consommatrice effrénée. Accumulatrice peut être davantage. Nostalgique oui. Adepte du « ça peut servir » et culpabilisée (par les cadeaux que j’aime plus/ que j’ai jamais aimé / que j’aime bien mais dont je ne me sert pas).

Et puis c’est par là que j’ai re-tiré le fil de mes questionnements écologiques, économiques, spirituels aussi, et que j’ai commencé à sentir un commencement de cohérence ou du moins de volonté de cohérence.

Hier au supermarché (car je suis allée au supermarché acheter des croquettes pour chat car je n’ai pas encore eu le temps de regarder des alternatives – et du coup comme on avait raté le marché j’ai quand même acheté quelques légumes bio, tous emballés dans du plastique, et j’a fait exploser ma poubelle), bref, sur le parking il y avait une vieille dame qui poussait un caddie bien trop lourd pour elle. On l’a aidé à le pousser et à le vider, elle était en pleurs car elle enterre sa fille de 50 ans qui vient de mourir d’un cancer. Elle me dit on entend que ça le cancer, le cancer, ils ont toujours pas trouvé de solutions, et ne même temps. C’était bizarre j’ai eu comme un déclic, comme si aussi on pensait la même chose en même temps, un truc informulable parce qu’il pourrait sonner complotiste, je ne sais plus exactement ce qu’elle a dit, ni ce que j’ai pensé, mais c’était du genre si on le voulait vraiment il n’y aurait pas autant de cancers. Ca m’a fait un choc. Je me suis dit : on SAIT les effets des additifs, des perturbateurs endocriniens etc. Je veux dire, il commence à y avoir des études qui pèsent suffisamment lourd pour infléchir la législation c’est dire (à voir comment les informations sur les vaccins ont vraiment DU MAL à passer, on se dit que là pour que ça atteinte ce niveau de consensus c’est que c’est plus qu’avéré). C’est vraiment bizarre : on lit des trucs, on continue à produire/distribuer/consommer de cette façon, et on arrête pas d’être effondré que des gens par milliers meurent du cancer. ça me fait penser à cette attitude que décrit Bruno Latour dans son livre Gaïa : la crise écologique provoque un tel saisissement, nous ne savons pas la penser, parce que elle est la conséquence d’une pensée moderne qui est toujours la nôtre (qui voit la nature comme une ressource, et par extension, mais c’est moi qui rajoute, l’Homme comme supérieru/exploitant de la nature, et par extension, l’homme comme supérieru/exploitant de la femme, l’homme blanc comme supérieru/exploitant de l’homme noir, etc vous avez compris le principe : attention je re précise : c’est ma manière d’interpréter la pensée de Latour).

Bref : je me suis retrouvée à faire encore le vide dans les placards de la cuisine à minuit et demi en essayant cette fois de supprimer le plus de plastique possible et en enlevant tous les produits (très peu à vrai dire) qui restaient et qui avaient des additifs.
Ah oui parce que j’ai lu ce livre sur les additifs qui est … confondant. Moi qui était toute contente de partager des MM&S avec mon fils sur le trajet retour l’autre jour. Folle que je suis qui l’empoisonne par ma négligence et ma faiblesse (j’adore les sucreries industrielles). 

Et je me suis construit un petit outil d’analyse des produits que je possède et consomme.
Il combine 4 critères : autonomie, bilan carbone, respect de la vie, déchets. Du coup ça combine aussi des considérations socio-économiques (qui est rémunéré et comment?), écologiques globales (émissions de GES) et locales (pollutions des sols par exemple, protections des écosystèmes), de santé individuelles et collective.

Qu’en pensez vous?
Que du vert c’est chaud. Pas de rouge c’est un bon objectif je trouve.

tableau-analyse-conso

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5 thoughts on “Un outil d’analyse de ses possessions/consommation

    • Merci Emmanuelle! Tant mieux si ça peut être utile. C’est assez radical quand on l’applique aux objets qu’on a en face de soi… gloups!

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  1. Bonjour,
    Si je puis me permttre, le Bilan CarboneR, est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, et une marque protégée. Au vu de la lecture de votre tableau, votre besoin est plus une analyse du cycle de vie des produits consommés et non des Bilan Carbone de vos émissions de gaz à effet serre (non adapté pour le particulier d’ailleurs) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/noteACVexterne_ADEME_mai_2005.pdf. Bonne continuation,

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    • Bonjour, merci pour cette précision. En effet, le terme n’est pas adapté, je l’utilisais de manière un peu vague pour désigner les émissions de CO2 en pensant au cycle de vie des produits effectivement. Cordialement.

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  2. Pingback: Tout faire avec 7 produits | Faire de la place

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