Désencombrement : 1er bilan

Au bout d’un an de désencombrement, voilà où j’en suis.

DANS LA CUISINE 
Au niveau matériel, je suis assez satisfaite de là où on en es :
1) On a fait un tri drastique des ustensiles et on a réduit maintenant à ce qu’on utilise vraiment (encore un petit débat sur le micro ondes, que mon homme n’est pas prêt à lâcher – même si nous l’utilisons environ 5 fois par an en tout et pour tout, mais bon).
Exit les plats, tasses, couverts  dépareillés et en double ou triple que nous entassions depuis que nous avions emménagé ensemble et tout multiplié par deux.
Exit les tiroirs à bazar avec plein de petits trucs dont on ne sait pas exactement ce que c’est.
On a gardé le robot ménager qu’on ADORE et dont on se sert pour tout, deux poêles, deux casseroles et un fait tout, plats à gâteau et tarte, quelques trucs pour la pâtisserie, bougies d’anniversaires et les essentiels pour mettre la table.
Tout ce qu’on a nous sert, et, globalement, est joli (même si j’ai hâte qu’on casse quelques tasses pour en acheter aux potiers du village voisin).

2) On a refait la cuisine (qui se limitait en fait à un évier super moche posé sur des parpaings en béton avec un plan de travail en mosaïque qui se détachait complètement), sur les conseils de notre cher voisin (et avec son aide), uniquement avec de la recup (évier à l’ancienne et planche de chêne massif donné, étagère, buffet en bois et plan de travail en marbre trouvés pour 50 euros en tout dans une brocante locale – ah non, les étagères intérieures sont deux planches en pin de brico dépôt + un pot de peinture ), et du local (la crédence est en carreaux faits par un potier de notre village, Christophe Linard, et ils sont magnifiques).
Du coup on a fait beau et super qualité, pour pas cher du tout, et avec pratiquement pas d’achats indus. Moi qui avait passé des soirées à rêver sur les cuisines ikéa et à comparer les occas sur le bon coin, je n’ai pas mes grands tiroirs si pratiques pour la vie familiale mais je suis enchantée. Et guérie du suédois où je n’ai définitivement plus envie d’aller (malgré ma grande fascination) car je ne veux plus avoir chez moi de matériaux fabriqués avec des colles etc….

Maintenant : il faut s’attaquer aux achats alimentaires. 
On mange globalement local : le pain bio fait par un voisin le vendredi, les légumes et yaourts au marché le mercredi, la petite coop pour le sec et la farine, le lait, les oeufs et la viande (rarement) chez une autre voisine.
Mais : on continue à aller au supermarché un peu trop à mon gout 1) car on ne s’organise pas toujours bien pour aller à la coop (que le mercredi matin) ou au magasin bio2) car on (je surtout) se laisse tenter par des gâteaux ou autre chocolat industriel encore un peu souvent.

Donc l’objectif est de mieux s’organiser pour… ne plus aller au supermarché, tout simplement.
– Covoiturer avec les voisins avec qui on en a parlé pour aller au bio une fois par mois, et ne pas manquer le marché.
– Trouver un producteur d’huile d’olive pour faire achats groupés et en gros.
– Chercher des recettes de lait végétal et de crèmes de noisettes/amandes/ cacahuètes pour les fabriquer nous mêmes
– N’acheter le sec qu’à la coopérative ou au magasin bio pour acheter en vrac
– Me fabriquer ou acheter des sacs en tissu pour tous les achats alimentaires
– Réparer la yaourtière
– Faire les desserts nous mêmes (cookies / gâteaux…)
Et puis : s’occuper un peu du jardin pour avoir au moins quelques légumes, la salade par exemple. Enfin : s’attaquer aux emballages, en me cousant ou en achetant des sacs en tissu pour les légumes et le vrac.

DANS LA SALLE DE BAIN 
Là aussi, l’étape du tri a été très importante – et aussi la lecture du livre de Dominique Loreau sur la simplicité. Même si je l’ai trouvée très rigide, j’ai bien aimé l’idée de n’avoir que quelques belles choses et bons produits, bien choisis, et multifonctions.
J’ai viré les 3/4 de mon maquillage (car en fait je n’utilise que les basiques, tout le temps les même : un fond de teint, un blush, un bon crayon noir que j’ai depuis 5 ans, un mascara, un rouge à lèvre, un gloss, un crayon bleu), tous les échantillons, des accessoires à la pelle et les 17 nuances de vernis que je ne mets jamais.

Cela donne :  ma crème visage,  une huile végétale – pour le corps + démaquillant, avec parfois quelques gouttes d’une huile essentielle selon humeur et/ou trucs à traiter (jambes lourdes par exemple ou reins fatigués).
Un gros savon et un shampoing bio.
Un peigne en bois.
La cup.

Le but maintenant c’est de :
1) Finir les tubes et autres gel douches qui n’étaient pas finis (grrrrr j’en ai marre!!!), les disques en coton et les serviettes hygiéniques (même si j’ai envie de tout mettre à la poubelle), les rasoirs jetables, utiliser la cup et les disques lavables une bonne fois pour toutes et ne plus en racheter.
2) Trouver aussi un bon dentifrice bio (apparemment refaire soi même est quand même une galère) et si possible des fabricants de savons/huiles végétales et essentielles artisanal (autour de chez moi ça va être difficile car la région ne s’y prête pas).
3) Eliminer les trousses de toilettes qui ne servent pas (je ne sais pas pourquoi je n’y arrive pas! ).
Ne pas racheter de nouveaux trucs!!!!

Mon problème c’est les médicaments.
J’ai pourtant tout trié pour garder 4 boites : une  pour les maux de l’hiver (stérimar, l72…), une pour les maux courants (avec l’aspirine, le charbon…), une pour les plaies, et une pour les coups/bosses douleurs musculaires. J’ai aussi un petit set d’huiles essentielles de base. Et de l’argile. Mais ça s’entasse hyper vite et ce n’est pas optimal, ni comme rangement, ni comme tri. Parce qu’on rachète des sirops pour la toux sur un coup d’inquiétude pour le petit ou un truc qu’on a déjà quand on est en déplacement. Parce qu’il y a une minerve et des bandes qui datent de ma brulure à la cuisse que je garde au cas où. Des mini trousses de secours que j’ai récupérées et qui me semblent bien au cas ou (mais en fait je ne les prend pas car je me suis fait une trousse d’urgence avec MES trucs et c’est celle là que je prends). Des tubes homéopathiques d’un précédent traitement dont on ne sait plus à quoi ils servent.
Bref : il va falloir remettre le nez là dedans, retrier, trouver un rangement plus efficace, améliorer mon petit cahier dans lequel je note quoi prendre en cas de quoi pour le pas multiplier les remèdes pour les mêmes petits maux (en attendant que ce soit des automatismes). J’ai d’ailleurs acheté un bouquin génial sur les huiles essentielles avec les enfants. La prudence générale envers ces remèdes très puissants indique de ne pas les utiliser DU TOUT avant 3 ans, voire avant 6 ans. En réalité, certaines huiles sont très efficaces et utilisables, y compris avec les tout petits, avec beaucoup de précaution (bien les choisir, toujours les diluer). Donc : c’est pour moi une piste à poursuivre car elles ont tous les avantage (polyvalentes, elles se conservent, pas cher donc).

CHAMBRES ET BUREAU 
Là encore je suis très fière de mon tri, puisque j’ai jeté des sacs et des sacs de souvenirs, photos, journaux intimes, cours entassés avec un long passé de fille scolaire passionnée par les carnets et le classement.
J’ai aussi réussi me libérer de la moitié de ma bibliothèque en ne gardant par exemple que les livres que j’avais envie de relire ou de conseiller à quelqu’un.
Mais il y en a encore tellement… Et je n’arrive pas à me débarrasser de mes cours d’agrégation, de mes collections de “doc photo” (des fascicules qui résument tellement bien une question, en histoire ou en géographie, si utile pour préparer des cours – mais que je n’utilise jamais), une bonne partie des manuels de références au cas où. Bien que je ne me destine nullement à enseigner en fac et que je me pose même la question de continuer à enseigner tout court. Mais pour le moment je n’arrive pas à les lâcher. J’adore pourtant la réflexion de Marie Kondo qui dit bien que ce qu’on a pas retenu d’un cours, on ira jamais le rechercher dans nos notes, et si on a besoin d’une info, on ira en fait sur internet. Tellement vrai….  Mais je me dis aussi : pour les enfants, plus grand, avoir une grande bibliothèque c’est tellement génial! Les livres numériques c’est pas pareil, tu ne peux pas feuilleter au hasard – et on a tous découvert ainsi des merveilles, dans la bibliothèque d’un ami ou d’un grand père. Donc….On a encore pas mal de livres.

Pour les papiers administratifs, j’ai pris le site vie publique et là j’ai jeté jeté jeté, en ne gardant que ce qui était nécessaire. Et passé en numérique ce qui était possible. On arrive à 3 classeurs familiaux et un chacun pour archives pro individuelles.

J’ai classé les tonnes de matériel d’art plastique et de papeterie. Donné beaucoup. Il faut encore trier (Quel intérêt d’avoir deux boites entières de crayons de couleurs? D’où viennent ils d’ailleurs??? Mystère. En tous cas deux de chaque couleur, en gardant ceux qui sont de meilleure qualité, me semble raisonnable). J’ai éliminé tous les trucs que je gardait pour fabriquer des bijoux ou autres lubies que je ne fais jamais. Si ça me prends pour de vrai je trouverai bien toujours des choses à récupérer.

Pour les jouets… c’est compliqué. J’ai récupéré auprès de la mère de ma demi soeur une bonne partie de son matériel pédagogique d’ancienne orthophoniste. Un tas de jeux passionnants et de très bonne qualité dont la plupart ne sont pas du tout encore de l’âge de mon fils. Ils prennent une bonne étagère. J’ai demandé à la famille et amis de n’offrir que des jouets d’occasion, et si possible pas en plastique, et dans l’ensemble ils respectent ma demande (et parfois c’est super d’avoir un truc neuf aussi, faut pas exagérer). Après ben il y a les playmobils LA passion de mon fils qui a reçu le château fort et tous les personnages de son père pour ses 3 ans. La grosse boite pleine me fait horreur et je fais régulièrement les tris avec lui (les bonhommes / les animaux / les accessoires). je prie le ciel pour qu’il n’ait pas le beau pirate, la ferme ou je ne sais quoi encore à un autre anniversaire.
J’ai instauré une rotation des jouets (inspiration auprès d’Elsa ici pour des enfants de 4 et 5 ans et ici pour des enfants plus petits) (il y a sur l’étagère les livres, les instruments de musique, et après on fait une rotation pour les tiroirs : les pirates OU le train OU les cubes OU les kappa etc). Mais en gros il y a toujours les playmobils et les kappla, et les autres restent dans l’armoire. Faut il pour autant les donner? Je ne pense pas car les passions sont intenses, mais peuvent changer….Et on parle là de jouets qu’il va pouvoir utiliser très longtemps. J’ai jeté en douce tous les petits machins moches genre promotionnels qu’il avait récupéré ça et là, et donné un grand nombre de choses auxquelles il ne s’était jamais intéressé. Je le fais participer autant que possible, et on va ensemble donner à la recyclerie les jouets dont il ne se sert pas. Je ne sais pas trop comment améliorer, si ce n’est en lâchant prise toujours un peu plus…

Les vêtements. 
J’ai fait plusieurs vagues de tri successives, contrairement au conseil de Marie Kondo. Car plus on trie, plus c’est facile de trier. Plus on voit que tel objet ne nous plait pas tant que ça, et plus on a de facilité à s’en séparer. On arrive à 9 paires de chaussures pour toute l’année (y compris jogging et rando), 2 tiroirs et une petite penderie. je suis enchantée de ne plus avoir de ces grosses boites de vêtements d’hiver/d’été/de quand je suis plus mince/plus grosse. J’ai redécouvert des vêtements que je ne portais jamais et qui me vont en fait super bien, et éliminé des choses que je croyais aimer et que je ne portait jamais. Je fais pareil pour les vêtements de mon fils et pour mon homme… ben je le laisse gérer (mais oh comme j’ai envie d’y mettre mon nez!).
On achète déjà tout en friperie ou en solde.
Objectif : vraiment se concentrer sur des vêtements de bonne qualité et qui durent + si possible trouver des artisans locaux (…??? et le style????!!!).

 

 

A suivre….

 

 

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2 thoughts on “Désencombrement : 1er bilan

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