Délicatesse

Je ne pensais pas parler de musique. Mais ce soir je ne peux pas éteindre. Pour la énième fois depuis un an, depuis quelques jours, j’écoute et j’écoute Antonio Zambujo. Et plus je l’écoute et plus sa voix et sa musique me bouleversent.

La première fois, je m’en souviens très bien. C’était quelques jours après les attentats contre Charlie Hebdo. En route vers le collège, dans la campagne d’hiver, j’écoutais France Culture, Matthieu Conquet a présenté cet artiste, Marc Voinchet a dit “vous me faites du bien ce matin Matthieu”, tout le monde était sous le choc.

J’ai aussitôt été charmée par les mélodies, les accompagnements, l’ensemble, ce qui se dégageait de cette musique.

Mais au delà : la profondeur qui transparait dans cette voix douce, presque timide parfois, avec de minuscules touches d’humour (à la fin du clip Flagrante ou lors des concerts (disque Lisboa 22:38).
Une modestie aussi dans sa façon d’être, les sourires partagés avec ses musiciens.
Il s’installe dans sa musique, avec le public, quelque chose d’entier et de parfaitement calme, comme si son âme était complètement là.

Délicatesse.

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