Avec toi j’ai marché

Avec toi j’ai marché.

Des heures durant. De nuit, de jour. Ton petit corps, minuscule corps, contre le mien, mystère infini. Toi qui pleurais tant et si fort et ne semblais trouver un répit que dans la douceur de l’écharpe et le remous de nos pas.

J’ai marché dans les rues, au bord du canal, dans la forêt, dans la montagne. J’ai chanté toutes les chansons que je connaissais, et celles que je ne connaissais pas. J’ai chanté Chateaugay, le phoque, rien n’est plus facile que le bonheur sans illusion, l’enfance et tout ce qui revient, on ne savait pas que c’était caché juste là, doucement tapi.

Et puis d’un coup ce temps est loin. C’était hier et c’est fini. C’était hier mais c’est une éternité qui vient de s’écouler.

On a rangé la table à langer, il est 23h je t’entends là haut, tu t’es relevé pour jouer ou lire, tout à l’heure tu inventais des histoires entre le dragon et le chevalier, déjà tu es un petit garçon.

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